I Heard The St. John Passion for the first time as a first year student at Cambridge university. The recording by John Elliot Gardiner had just been released, and it was one of the first CD’s i owned as a boy.  I was a choral scholar at Gonville and Cauis college which was like a semi-professional engagement to sing (tenor) in the Chapel Choir. This  required four rehearsals and three services per week, numerous concerts, tours and recordings of its members.                

 This intense focus on choir music left me quite obsessed by many of the great works for chamber choir.    The St. John Passion was a work  I identified with strongly, perhaps because of its so moving representation of the passage from darkness to light, or perhaps simply because of the beauty of it’s tenor arias which I used to sing along with the CD recording in my room overlooking the main court of Caius college!                

Of the many works I grew to love as a boy,  most of which I have since had the pleasure of performing, the St. John Passion was quite honestly the one i never imagined that I would ever conduct.                

During my time at university (1988-91), the historical performance of baroque music was already very established and though I sang a lot of early music in Caius chapel, I already new at that time that my path as a conductor would take me on a more symphonic and therefore romantic and 20th century path.As an assistant conductor at Stuttgart Opera, and then as Music Director of Freiburg Opera I began to realize that the historically aware performance of early music on modern instruments could produce very good results that were in no way invalidated by the performances on period instruments.                

 
Among the members of ONBA are many musicians who feel as passionately as I do about baroque music, but like me have made career choices that lead them to a modern ensemble.                

Many discussions with them strengthened my belief that, executed with enough care and attention to detail a major baroque project on modern instruments could work well.               

 

         

This was clearly the time for me not only to perform Bach for the first time but at the same time also  fulfill my dream of performing the Johannespassion, and it was a joy. From the rehearsals in Cambridge with the choir and cellist Claire Berlioz, to the sessions in the beautiful Salle des Peintres at the Grand Theatre de Bordeaux to the performances at the Eglise Notre Dame, I savoured every moment.                

The collaboration with the Choir of Gonville and Caius, Cambridge and Geoffrey Webber, the choir director and my old professor of early music during my studies only made the experience more fun.                  

I will never forget the first few bars of the first performance as the strings began to play the tortured and twisted sixteenths through which the oboes and flutes pierce and weave. To me it seemed that this music of my childhood had gone from the CD in my university rooms to a score in my hands and lifted off the page to become a performance of my own interpretation.  And if that were not enough, Rufus Müller, the very tenor whose voice emanated from the speakers of my hi-fi as I sang along with Gardiner’s CD  now stood in front of me singing the role of the Eva ngelist!                

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Vendredi 5 mars dernier, en fin d’après-midi : dans le car qui vient de partir de la Place des Quinconces – avec un peu de retard – je me retrouve au milieu de quelques solistes de la petite harmonie de l’ONBA. Je saisis l’occasion pour me renseigner sur le concours de 2ème hautbois-cor anglais qui vient de se dérouler. La discussion passionnée qui suit me permet non seulement d’apprendre toutes les particularités et les finesses de ce poste-là, mais aussi que la tendance récente vers un meilleur équilibre des sexes au sein des pupitres des vents semble généralement bien appréciée.

Quand des musiciens voyagent avec des musiciens – français, qui plus est – les sujets de conversation ne manquent jamais. Un thème récurrent, en dehors de la musique, est tout ce qui fait bon vivre : la nourriture, les bons vins, les spécialités des régions natales des uns et des autres… Dans un car néerlandais (ma nationalité d’origine), ce serait plutôt de la nourriture étrangère qu’on parlerait ! Ou peut-être de l’argent, mais c’est une autre histoire…

D’autant plus étonnant que le soir même, avec les même musiciens, nous nous trouvons en plein Bilbao dans un restaurant… allemand. Avec les quatre mots et demi d’espagnol que nous partageons entre nous, nous avons heureusement peu de mal à déchiffrer les “chukrut” et “vratwurst” dont la carte est remplie.

Retour à la musique. Je découvre la belle salle du Palais Euskalduna le lendemain matin, lors d’un concert Schumann donné par l’orchestre de Galicie. Comme l’ONBA le découvrira plus tard à son tour, les Bilbaoïens ne sont pas très “matinaux” pour la musique classique : la salle de quelque deux mille places n’est guère qu’à un tiers remplie. Ce qui a pour avantage que la folie de cette “Folle journée” est tout à fait raisonnable par rapport à la frénésie de la même manifestation à Nantes. Pour les concerts du soir, par contre, le public – très enthousiaste – est au rendez-vous.

Le programme que propose l’ONBA pour ses trois concerts à Bilbao est en grande partie égal à celui de Nantes, un bon mois auparavant. Brigitte Engerer est la soliste impressionnante dans le premier concerto de Liszt, complété cette fois par la version orchestrale de la “Méphisto-valse” du même compositeur. Une pièce redoutable, tant pour l’orchestre que pour le chef, que j’ai eu l’occasion de diriger moi-même il y a quelques ans. L’ONBA et Kwamé Ryan en donnent une interprétation fougueuse et à la fois plein de lyrisme.

La quatrième symphonie de Schumann est suivie cette fois par un grand concerto pour violon joué par un grand maître du violon français, Régis Pasquier. Ce concerto était le sujet d’un malentendu qui peut paraître comique mais est loin de l’être pour le soliste: M. Pasquier avait appris qu’il s’agissait du concerto de Schumann, rarement donné, mais découvre en arrivant à Bilbao que c’est celui de Mendelssohn qui figure dans les programmes ! Grâce à son expérience et son grand professionalisme, il en donne néanmoins une très belle version, très appréciée du public de la ville basque.

Reste la deuxième symphonie de Schumann, que l’orchestre a déjà jouée dans des circonstances loin d’idéales à Nantes. L’acoustique généreuse de Bilbao est donc une aubaine pour les musiciens et leur chef, pour ne pas oublier leur chef assistant en fidèle auditeur… Au cours des répétitions et exécutions de la symphonie par Kwamé Ryan, j’en suis venu à aimer profondément cette pièce, moi qui croyais y trouver quelques « faiblesses » auparavant… Comme cela se passe souvent avec une œuvre d’art, mieux le connaître signifie mieux l’aimer. D’ailleurs, le contraire arrive aussi, mais ce n’est généralement pas bon signe pour l’œuvre d’art en question…

Pour le retour de Bilbao à Bordeaux, j’ai le privilège d’être ramené en voiture avec chauffeur privé, dans la compagnie du maestro. C’est l’occasion de discuter et d’échanger autour de tous les aspects de ce métier beau et complexe, celui du chef d’orchestre.

P-J de B

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Comme j’avais promis dans mon Blog au sujet de notre weekend aux Folles Journées de Nantes, je vous donne ci-dessous la prononciation du nom “Grzymala”… et elle et bien plus éloignée de l’écriture que j’avais cru!

Ce nom se prononce: Kshi-ma-wa

Et voila!

K.R.

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Comme j’avais promis, voila (en Français) la suite et fin de mon blog à l’occasion de notre weekend aux Folles Journées de Nantes.

Nous avons terminé nos activités du samedi par un concert à 20h 30 -  la 2ème symphonie de Schumann dans la salle “Grzymala”.  (Toutes les salles aux Folles Journées sont nommées après des compositeurs et des personnalités étroitement liées aux arts.  Je sais qu’Albert Grzymala était un noble polonais et un grand ami de Chopin, mais la prononciation de son nom m’échappe! Vous pouvez imaginer comme c’est frustrant d’etre perdu dans l’énorme Cité Internationale des Congrès juste avant la répétition et de ne pas savoir comment prononcer le nom de la salle pour demander de l’aide en la trouvant!  Heureusement que je vois Eric Coron, l’un de nos trombonistes qui va dans la direction opposée avec son instrument.  Je le suis discrètement…)

Je rentre dans la salle et tout de suite je me rappelle que c’était ici que l’on avait joué la deuxième de Beethoven il y a deux ans.  Cette salle dispose de la résonance d’une armoire, et s’il y a une oeuvre qui est encore plus difficile à jouer dans une acoustique sèche que la 2ème de Beethoven, c’est la 2ème de Schumann!!

Cette fois-ci, on a quand même 30 minutes pour le raccord, mais tous nos ajustements ne changent en rien le faite que l’acoustique ne nous aide pas.  C’est pour nous tous un concert épuisant, et 45 minutes après la fin du concert je suis encore dans ma loge pratiquement incapable de me bouger. Et encore pire: après une journée si chargée d’activité j’ai toujours du mal à endormir à cause de l’adrénaline!  J’endors vers 3h 30….

Dimanche 11h 30: réveille rude par la femme de ménage qui veut vérifier que l’affiche “NE PAS DÉRANGER” sur la porte de ma chambre veut bien dire que je ne veux pas être dérangé.

Nous n’avons qu’un concert aujourd’hui. La reprise du concerto no. 1 de Liszt avec Brigitte Engerer déjà joué la veille,  et le concerto pour violoncelle de Schumann avec Henri Demarquette.  Enregistrement pour la radio (France je crois).  On joue à nouveau dans la grande “Salle Fontana” (2000 places) ou on avait joué le premier concert. Dieu merci! Quelle bonheur aussi de faire de la musique avec Henri. Son Schumann et très poétique et émouvant – surtout le deuxième mouvement- et il joue avec une souplesse qui exige beaucoup de concentration de tout le monde. C’est de la musique de chambre. J’ai hâte de découvrir le Dvorak avec lui en Décembre avec OFJ (L’Orchestre Francais des Jeunes).  Ce sera une première pour moi et le jouer en tournée donnera beaucoup de temps pour former notre interprétation.

C’est avec les dernières mesures urgentes et dansantes du Schumann que nous terminons notre weekend aux Folles Journées de Nantes.  En mars nous serons à Bilbao pour la reprise.  D’ici là j’apprendrai comment prononcer le nom “Grzymala” sans me blesser à la langue…

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First day of the Folles Journées for ONBA and my first blog on the orchestra’s website!  How exciting! Since I am between concerts I will write this first entry in English. The next one will be in (bad)  French…I promise!

It has been two years since ONBA was here in Nantes and then in Bilbao and Japan for this event, and I must say, I had forgotten how completely crazy it is!

9.30:  The day starts with a rehearsal with the two soloists for our concerts, the pianist Brigitte Engerer and the cellist Henri Demarquette.  Unfortunately, the orchestra’s hotel is just above a late night bar and there was so much noise that the musicians all got about 2 hours of sleep. No way to prepare for such a long day ahead of us.

So we started the Liszt Piano concerto No.1 with much yawning and slightly unfocussed eyes.  Despite a night of insomnia, the orchestra rehearsed well, and it was a pleasure to finally meet Brigitte who is great fun to make music with.  It was also terrific to see Henri again and to play the Schumann cello concerto.  I LOVE that piece, and Henri and I have a nice rapport.  We will go on tour together in the winter with the Dvorak concerto!

15.15:  The rehearsal in the Salle Fontana is 9 minutes 30 seconds of pure adrenaline trying to touch all the important spots in the Liszt concerto AND the Schumann 4th Symphony. That is the marvellous and terrible thing about this festival.  You have NO TIME to think about anything.  The quick-fire concerts force you to be spontaneous and live in the moment. It is like trying to do yoga while you are skydiving. Falling and flying, fear and freedom, all at the same time, and there is only the moment.  Now, now, now….

ONBA played very well and the audience loved it.  Now a little rest, then it’s on to the next concert: Schumann  Symphony No. 2.  Now, where did I put my parachute….

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Cette année lors de la Folle Journée de Nantes, Kwamé Ryan et les musiciens Orchestre National Bordeaux-Aquitaine joueront pour le public, une programmation symphonique Schumann / Liszt,  les 30 et 31 janvier.
Le programme complet  sur www.follejournee.fr

Samedi 30 Janvier / 15h45 à l’Auditorium Fontana / Concert 155
Orchestre National Bordeaux Aquitaine
Kwamé Ryan, direction
Brigitte Engerer, piano
Schumann – Symphonie n°4 en ré mineur opus 120
Liszt – Concerto pour piano et orchestre n°1 en mi bémol majeur


Samedi 30 Janvier / 20h30 Salle Grzymala / Concert 176
Orchestre National Bordeaux Aquitaine
Kwamé Ryan, direction
Schumann – Symphonie n°2 en ut majeur opus 61

 Dimanche 31 Janvier / 14h à l’Auditorium Fontana / Concert 215
“Chopin et la génération 1810″
Orchestre National Bordeaux Aquitaine
Kwamé Ryan, direction
Brigitte Engerer, piano
Henri Demarquette, violoncelle
Liszt – Concerto pour piano et orchestre n°1 en mi bémol majeur
Schumann – Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54

 

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22h-23h – Orchestre National Bordeaux Aquitaine – Concert exceptionnel en hommage à Tchaikovski

fetes de la musique 2009 bordeaux

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9

Partir en tournée est toujours un moment
excitant pour un orchestre. Se mélangent la conscience de devoir faire montre de
notre excellence professionnelle devant un nouveau public et dans des lieux
inconnus et l’effet “colonie” de vacances” à l’idée de partir avec des collègues
et pour certains amis, et ainsi sortir du quotidien, de la famille et des
obligations.

En ce qui concerne la
Suisse, la tournée est courte – 6 jours – et intense, un concert par soir avec à
chaque fois une salle nouvelle. Très différent donc de l’expérience japonaise de
l’année précédente
.

Le départ de Bordeaux se fait un matin pour un
concert le soir même à Zurich. Un avion a été affrété spécialement pour
l’orchestre. La tournée est organisée par “Migros” – équivalent Suisse de notre
“Auchan” local – qui sponsorise ce genre d’opérations depuis des dizaines
d’années. Si cela pouvait donner des idées aux grands distributeurs Français!

Nous sommes accueillis à l’aéroport de Zurich
par 2 dames énergiques qui vont nous suivre tout au long de notre séjour et
faire tourner une organisation parfaitement huilée qui ne laisse pas de place à
l’improvisation.

Les concerts ont lieux à Zurich, Saint-Gall,
Montreux, Genève et pour finir La-Chaux-de-Fond. Pour chaque concert, le soirée
est précédée d’un “raccord” d’une heure qui permet à chacun de prendre ses
marques dans un nouvel espace, une acoustique particulière, avec parfois
quelques surprises. Ainsi se voit-on obligé à Saint-Gall de diminuer l’effectif
des cordes, manque de place, le programme nécessitant la présence de 2 harpes,
un célesta et d’un nombre impressionnant et encombrant de percussions dans
Bernstein sur lesquelles on ne peut pas bien sûr faire l’impasse.

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